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Lutte contre la mouche des mangues: l'insecte ravageur perd du terrain dans la zone des Niayes

Les Niayes Lutte contre la mouche des mangues : L'insecte ravageur en perte de vitesse dans la zone des Niayes

 

Selon une source de la Fao, la contribution du secteur de la filière mangue ne cesse de baisser depuis l’avènement de cet insecte ravageur en provenance d’Asie, Bactrocéra Invadens.De 21,5 % en 1983, cette contribution est passée 19 % en 1993 puis à 15 % en 2002.Aujourd’hui, elle se situe à seulement 10 %. 

(Correspondance) - Après deux années de présence sur le terrain auprès des producteurs de la zone des Niayes, l’Agence nationale du conseil agricole rural a marqué un grand pas dans la lutte contre la mouche des mangues. Cet insecte ravageur en provenance d’Asie, Bactrocéra Invadens de son nom scientifique, si l’on en croit les résultats constatés sur le terrain à l’occasion de la visite organisée au niveau du village Ndiop Saw dans le département Tivaouane, est aujourd’hui en perte de vitesse. En effet, de deux récoltes par an depuis l’introduction de cette mouche dans le pays, les producteurs de Ndiop Saw, en particulier Amath Sarr dont le champ a été visité, parviennent aujourd’hui à faire trois récoltes avec une campagne de commercialisation qui va jusqu’au mois de septembre. Ladite campagne s’arrêtait dès le mois juin avec la prolifération de ladite mouche qui détruisait toute la production. 
En effet, selon les techniciens de l’Ancar, depuis l’apparition de cette mouche en 2003, les pertes occasionnées par l’insecte sont estimées à 60 % de la récolte pour les variétés tardives comme le Keit et le Kent. Des pertes qui se traduisent par l’interception et la destruction de conteneurs de mangues destinés à l’exportation. A titre d’exemple, ils feront savoir qu’en 2006, sur 28 mille tonnes de mangues exportées par l’Afrique de l’ouest vers l’Union européenne, 480 tonnes ont été interceptées et détruites. Au niveau national, selon une source de la Fao, la contribution du secteur de la filière mangue ne cesse de baisser depuis l’avènement de cet insecte. De 21,5 % en 1983, cette contribution est passée 19 % en 1993 puis à 15 % en 2002. Aujourd’hui, elle se situe à seulement 10 %. 

Aussi pour face à cette calamité, la direction régionale de l’Ancar, en relation avec les producteurs, s’est engagée depuis deux ans dans la lutte contre ce déprédateur en développant des stratégies. Lesquelles stratégies s’appuient sur un projet de diffusion des technologies contre la mouche qui a été soumis au préalable au Fonds national de recherches agricoles et agroalimentaire. Il consiste au renforcement de la capacité des producteurs, revendeurs et techniciens et à la mise en place d’un mécanisme de lutte généralisée dans la zone des Niayes pour une réduction sensible des pertes de récoltes dues à la mouche. 

C’est ainsi, selon El Hadji Abdoulaye Bitèye, conseiller agricole à Ndiop Saw, que trois techniques de lutte ont été vulgarisées dans la zone. Il s’agit, informe notre interlocuteur, du système dit ‘attractif sexuel’ consistant à piéger le mâle d’élimination par un produit lui faisant croire la présence de la femelle pour ensuite le détruire grâce à un insecticide appelé ‘malation’. Une autre technique est appelée ‘Succès attractif alimentaire’ consiste à la pulvérisation d’un produit biologique qui attaque la mouche, détruit son système de reproduction et la rend contagieuse pour toutes les autres avec qui elle entre en contact. La troisième technique est une lutte prophylaxique consistant à assainir les champs pour empêcher la mouche de se reproduire. 

Toutes ses pratiques menées sur le terrain ont commencé à porter leur fruit. Car, si l’on en croit Mansour Mar, un producteur bénéficiaire du programme, depuis deux ans, la production a connu une nette amélioration dans toute la zone d’intervention du programme. Aussi demande-t-il beaucoup plus d’assistance afin que le programme soit élargi au niveau de toutes les localités pour une éradication de ce fléau. Une autre demande qu’il a formulée est l’accompagnement pour un assainissement du circuit de commercialisation. Ce qui, dit-il, va permettre de réduire l’intervention des intermédiaires afin que les producteurs puissent bénéficier pleinement des retombées de leurs productions. 

Quant à la directrice de l’Ancar zone des Niayes, madame Kane, elle se réjouira des résultats obtenus par ses équipes sur le terrain et par les producteurs eux-mêmes. Aussi fera-t-elle savoir qu’il s’agit d’un programme de lutte intégrée contre la mouche des fruits, développé pour l’instant dans 14 communautés rurales sur une superficie de 100 hectares en partenariat avec l’école nationale supérieure d’agriculture, le Pdmas, la direction de Protection de végétaux et l’université de Virginia Tech. Il s’appuie sur une enveloppe financière de 35 millions de francs.Ainsi, la volonté de sa structure est d’étendre la lutte dans d’autres localités comme Sindia où se développe une intense activité de production. 

photo ecotour 
Sidy DIENG 
Source Walfadjri

 

 

 

 

 

 


                      
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